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1re journée nationale des compétences médias - Jeunes et médias : l’éducation est la clé !

Fribourg, Forum-Fribourg, 27.10.2011 - Discorso del consigliere federale Didier Burkhalter - Fa stato la versione orale

Mesdames, Messieurs,

J’aimerais, tout d’abord vous remercier de votre présence et de votre intérêt pour cette première journée nationales des compétences médias ; et surtout pour la jeunesse, pour les enfants.

Groucho Marx a dit un jour, en souriant à moitié, que « sa mère aimait les enfants et qu’elle lui aurait tout donné s’il avait été un enfant ». De l’humour, bien sûr, mais aussi plus que cela : l’envie de dire que l’enfance peut-être vite « volée » par la vie – et en l’occurrence le théâtre - de notre monde.

Ce monde et l’époque à laquelle nous vivons sont riches en changements rapides de toute sorte et en opportunités. De nouveaux espaces de libertés qui semblent sans limites s’ouvrent à nous et le monde entier peut se retrouver dans notre salon ou notre bureau d’un simple « clic ».
Ce que les nouvelles technologies de l’information ouvrent comme horizons représente une chance immense pour l’humanité. Une chance presque infinie de contacts, de formations, de loisirs, d’accès à la culture et aux savoirs. Après tout le « web » n’a-t-il pas été inventé – ici en Suisse, au CERN – pour mettre en réseau les recherches de scientifiques répartis dans de nombreuses universités de par le monde ? La science est le berceau du web.

On sait quelle importance, capitale, a pris dans notre monde la possibilité d’accéder à l’information. Une information libre, multiple, contradictoire, critique. Or les nouvelles technologies offrent des chances immenses à cet égard. On a pu voir au cours de cette année 2011, la force que pouvait prendre « la toile » - la force énorme et les couleurs sans fins de cette toile des temps modernes - pour transmettre des informations et pour diffuser le goût de la liberté même dans des pays qu’on croyait verrouillés. Le web a été le berceau des libertés d’un « printemps arabe » qui dure jusqu’à l’automne. Et peut-être est-ce la raison, d’ailleurs, de ce beau temps qui perdure…
Le développement des jeux informatiques, de nouveaux logiciels d’arts graphiques ou de vidéo permet de découvrir de nouveaux horizons ludiques ou artistiques.

Et la simulation informatique devrait nous permettre d’entreprendre les plus grands voyages du futur, par exemple d’aller aussi loin que de simuler le fonctionnement du cerveau humain, de ces milliards de cellules et de connexions, comme le prévoit le projet Blue Brain tout près d’ici à l’EPFL ; un projet prioritaire pour la recherche nationale et peut-être demain européenne. Une chance pour notre compréhension du monde, de nous-mêmes et pour la lutte contre les maladies mentales. Une chance de découvrir des horizons scientifiques complètement nouveaux.

A propos de nouveaux horizons, à la toute fin du XVe siècle, Christophe Colomb permettait à l’humanité de découvrir un nouveau Continent : « le nouveau Monde », dit-on encore aujourd’hui. A la fin du XXe et au début du XXIe siècles, les inventeurs des nouvelles technologies de l’information permettent à celui qui navigue sur le web de découvrir également un nouveau continent : scientifique, culturel, politique, social, une nouvelle forme de mise en réseau de l’information, des opinions et du savoir. Un continent virtuel qui recèle autant de possibilités de découvertes, de rencontres et d’émerveillements que l’arrivée des navigateurs européens sur le Nouveau Monde n’en suscita jadis.

Mesdames et Messieurs,
Nous sommes, portés par les vagues du progrès, devant un immense espace de Liberté dont nous ne devons pas sous-estimer les bienfaits et les chances. Mais nous devons aussi nous souvenir que les règles qui s’y appliquent sont les mêmes que dans le reste de notre société : tout espace de Liberté implique d’en user avec responsabilité. Les deux font la paire. La responsabilité de chaque utilisateur est indispensable pour que la liberté puisse s’épanouir.

Car tout nouvel acquis comporte aussi certains risques – on sait que la découverte d’un Nouveau Monde ne fut pas que l’occasion de réjouissances mais aussi celui de drames et de tensions. L’utilisation des nouveaux médias ne fait pas exception à cette règle, ce gigantesque espace de liberté doit être approché avec espoir et avec bonheur, mais avec des valeurs fortement ancrées en chacun de nous, des valeurs éthiques qui reposent sur la responsabilité, le respect de l’autre, le civisme.

Mesdames et Messieurs,
Ces valeurs s’apprennent et se développent ; c’est le but premier de l’école et de notre système d’éducation que de faire de nos enfants des citoyens critiques et indépendants, libres et responsables. De leur donner beaucoup pour cela.

Ce premier jour national de compétences médias, dans le cadre du Programme Jeunes et Médias, s’inscrit dans cette logique. Il s’adresse à chacune et chacun en Suisse et en premier lieu aux familles avec ce message simple mais essentiel : l’éducation est la clé.
La clé d’un usage raisonné et raisonnable, d’un usage autorégulé de cet accès au monde des nouvelles technologies qui a fait un bond considérable, presque inimaginable ces dernières années.

Eine kleine Geschichte ist mir letztens zu Ohren gekommen. Ein 17-jähriger Sohn fragte seine Mutter, ob dies stimme, dass früher Telefonapparate eine Drehscheibe zum wählen hatten. Er könne sich gar nicht vorstellen, wie das funktioniert habe.
 
Ich denke wir alle haben dies noch sehr wohl im Gedächtnis. Es scheint uns gestern, höchstens vorgestern, zu sein. Dieses kleine Beispiel ist ein Sinnbild für die unglaublichen technologischen Quantensprünge, die unsere Gesellschaft verwandeln, stark vernetzen und schneller werden lassen. Unsere Kinder wachsen in einer technologischen Welt auf, die unsere Generation nur mit einem gewissen Aufwand es zu meistern verstehen. Wir sind sozusagen nur dazu gestossen während die junge Generation darin geboren ist. 

Meine Damen und Herren,

„Kinder und Jugendliche haben Anspruch auf besonderen Schutz ihrer Unversehrtheit und auf Förderung ihrer Entwicklung“.
„Les enfants et les jeunes ont droit à une protection particulière de leur intégrité et à l’encouragement de leur développement“.
 Dieser Satz ist nicht irgendein Satz. Es ist ein Artikel unserer Bundesverfassung und damit eine Verpflichtung für uns alle.

Die Förderung von Medienkompetenzen ist ein Lern- und Bildungsprozess. Deshalb erachten wir es als entscheidend, dass alle Partner zusammenarbeiten, die in diesem Bereich tätig sind. Dazu gehören Schulen, pädagogische Hochschulen, Fachstellen auf kantonaler und lokaler Ebene, private Vereine und Stiftungen, Polizeidienste und die Wirtschaft: Wir alle sind gefordert und wir können und sollen uns unserer Verantwortung nicht entziehen.

Und vor allem sind die Familien gefordert. Denn die Selbstverantwortung ist, in diesem Bereich wie in vielen anderen, die beste und effizienteste Lösung.
 
In diesem Sinne hat der Bundesrat mit dem nationalen Programm Jugend und Medien vor rund einem Jahr die Initiative auf nationaler Ebene ergriffen. *

Der Fokus des Programms liegt auf der Sensibilisierung und Förderung von Medienkompetenzen von Kindern, Jugendlichen, Eltern und erwachsenen Bezugspersonen. Dies soll mittels dreier Projektvorhaben erreicht werden:

- Durch die Bündelung und Zusammenstellung von einfachen, verständlichen und verlässlichen Informationen,

- Durch die Verbesserung von Schulungsangeboten,

- sowie mittels einer nationalen Sensibilisierungskampagne, dem heutigen „Tag der Medienkompetenz“

Der Bundesrat hat gleichzeitig klargestellt, dass die Förderung eines kompetenten Umgangs mit den Chancen und Gefahren von Medien im Vordergrund steht und nicht die Ausarbeitung neuer Verbotsregelungen; denn eine sozusagen Überbevormundung erzielt oft den gegenteiligen Effekt und bietet nur kurzfristige Lösungsansätze an.

Mesdames et Messieurs,

La clé de la réussite de ce processus passe d’abord et avant tout par ce que l’on peut donner aux enfants, ce que l’on doit donner aux enfants : l’éducation. Par l’apprentissage des chances et des dangers. Par une capacité à relativiser, à remettre les informations dans leur contexte, à faire usage de son esprit critique.

Celui qui peut se défendre lui-même a moins besoin qu’on le protège, celui qui connaît les risques est plus prudent. « Une personne avertie en vaut deux » ; et c’est aussi valable pour les enfants et les jeunes dans ce domaine des nouvelles technologies, sur ce nouveau continent à découvrir.

Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, nous pouvons nous appuyer sur les deux plus grandes forces de notre pays, ses valeurs fondatrices : la liberté et la responsabilité individuelles.

L’utilisation de notre propre sens critique, la responsabilité assumée par les familles et des efforts éducatifs ciblés permettent de répondre bien mieux aux défis liés aux nouvelles technologies que des mesures étatiques de surveillance ou d’interdiction qui empièteraient immanquablement sur la liberté de chacun, coûteraient cher et seraient d’une efficacité très relative.
Voilà pourquoi le Conseil fédéral entend continuer de miser sur la responsabilité dans l’accès à ces champs de liberté et voilà pourquoi il privilégie l’éducation en mettant en place le programme Jeunes et Médias.

Bien sûr, l’Etat - fédéral, cantonal, communal -  a un rôle à jouer dans ce processus, comme cette journée le souligne ; mais offrir aux enfants le sens critique et les clés pour se défendre est un bien plus beau cadeau, bien plus utile que de leur offrir seulement des verrous. Il ne suffit pas d’édicter des interdictions et d’ériger des murs pour protéger les enfants ; il faut les aimer, comme la mère de Groucho Marx, et en plus leur donner notre confiance et les accompagner dans un processus d’apprentissage.

Mesdames, Messieurs,

La compétence médias ne se limite pas – et de loin – à la seule utilisation technique des instruments mis à notre disposition. C’est bien plus une attitude et un état d’esprit aussi curieux que critiques à l’égard des techniques comme des contenus. C’est un état d’esprit qui doit nous pousser à agir sur Internet ou face aux médias comme nous le ferions dans d’autres situations de la vie, dans tout voyage: avec respect, responsabilité et bon sens.

Le vidéo-clip „Wo ist Klaus?“ **  que nous avons visionné tout à l’heure nous le dit en une phrase: „Dans la vie réelle vous protégeriez vos enfants, faites en de même sur Internet“.  Il souligne à juste titre, là encore, la responsabilité des familles pour mettre les enfants en garde et prendre quelques mesures de sécurité souvent toutes simples.

Pourtant le film n’invite pas non plus cette famille à s’installer dans une forteresse à l’écart  ou au bord de ce nouveau monde, et la maman de Klaus le laissera peut-être jouer avec sa trottinette dans la rue un peu plus tard dans l’après-midi. Elle le fera tout en étant consciente qu’il y a des risques. Mais elle le laissera jouer et profiter de sa liberté. Elle le rendra simplement attentif : « prends garde  aux voitures ». Elle lui fera confiance, elle l’aidera à développer son sens des responsabilités, elle l’accompagnera en le préparant ainsi à se protéger lui-même. C’est ainsi que le petit Klaus vivra son enfance et deviendra – en mesurant chances et risques - un adulte pleinement responsable de lui-même.

Mesdames et Messieurs,

Les enfants naissent, puis se plongent dans un monde digital. Il est naturel pour eux. A 4 ou 5 ans déjà, ils peuvent utiliser un smartphone de manière intuitive ! Très vite, ils peuvent faire des recherches sur Internet pour leurs devoirs et ils ont à peine découvert les débuts de la vie, les premières plages du continent, qu’ils ont déjà des « amis » - comme on les appelle – sur des réseaux sociaux, des amis entre guillemets. Pour ma part, je dois vous avouer que je ne sais pas vraiment ce que c’est, des amis entre guillemets… Et pendant tout ce temps, nous - leurs aînés -, nous nous débattons souvent en cherchant des modes d’emplois qui n’existent même plus !

Que pouvons-nous donc apporter à ces jeunes qui connaissent tout (ou plutôt apparemment tout) de l’utilisation de ce monde digital bien mieux que nous ?

Ce que nous pouvons leur apporter est aussi simple qu’essentiel : des valeurs ; la faculté de discernement et l’utilisation critique des ces outils, la manière de se promener sans risque dans ces immenses champs de liberté et d’en revenir enrichi et indemne. La faculté de se poser les bonnes questions sur le fonctionnement, l’utilité et les risques de ces outils qui connectent au monde ou à des mondes imaginaires.

Die grössten Potenziale aber auch die grössten Herausforderungen für den Jugendschutz liegen im Online-Bereich.

Uns dürfte nämlich allen klar sein, dass die Möglichkeiten begrenzt sind, im Internet aufgrund seines weltumspannenden Charakters staatliche Regulierungsmassnahmen durchzusetzen.

In diesem Bereich sind deshalb international koordinierte Anstrengungen unter Mitwirkung der Medienbranchen wichtig. So hat der Europarat zusammen mit den verantwortlichen Branchenverbänden Leitlinien zum Schutz der Menschenrechte im Internet und bei Online-Spielen erarbeitet. Auf Druck durch die Europäische Union haben auch zahlreiche Social Networking Anbieter eine Selbstverpflichtung zum Jugendschutz unterzeichnet.

Darüber hinaus gibt es negative Auswüchse und dazu gehört die Kinderpornografie, die ohne jegliche Toleranz verfolgt werden müssen. Dies ist in der Schweiz dank der Arbeit der Koordinationsstelle zur Bekämpfung der Internetkriminalität (KOBIK) in Zusammenarbeit mit den Internetprovidern möglich.

Diese Arbeit wird aber nie fertig sein: das Internet bietet für Menschen mit krimineller Energie sehr viele Schlupflöcher.

Auch gibt es verschiedene technische Möglichkeiten - Jugendschutzfilter, Sicherheitseinstellungen, Kindersuchmaschinen - deren Anwendung am Familiencomputer empfehlenswert ist und in die Verantwortung der Eltern fällt. Man muss sich ihrer Möglichkeiten bewusst sein.

Aber ich sage es noch einmal: wir dürfen uns damit nicht zufrieden geben. Ein absoluter Schutz kann weder durch technische noch durch rechtliche Massnahmen garantiert werden. Die beste Antwort ist die aktive Begleitung der Medienaktivitäten von Kindern und Jugendlichen durch Erwachsene. Der Schlüssel dazu ist Bildung in Verbindung mit Vertrauen und Selbstverantwortung. Diese Kombination, diese Werte sind - und bleiben - die wichtigsten Jugendschutzmassnahmen.


Mesdames et Messieurs,

Il est donc nécessaire et judicieux d’accompagner les enfants dans leur découverte des nouveaux médias et ceci dès leur plus jeune âge. Cela peut devenir une activité familiale stimulante que d’aider un enfant à découvrir les nouveaux médias et leur utilisation, à jouer ensemble, à apprendre ensemble, et à respecter des règles claires.
Quand les enfants auront grandi, ce cercle d’utilisation s’élargira immanquablement aux amis (pas seulement virtuels !). Les analyses d’experts – mais aussi tout simplement les expériences vécues - ont démontré que l’apprentissage de l’utilisation des nouveaux médias se faisait, chez les jeunes, non plus seulement avec les parents ou à l’école, mais entre pairs : les jeunes entre eux apprennent les uns des autres. Les adultes continuent pourtant d’avoir un rôle important à jouer pour accompagner ce processus et en parler, un rôle de gardien des règles aussi.

Cette journée nationale est là pour le souligner et pour mettre en avant les possibilités d’information et de protection qui existent.

Le Conseil fédéral a invité les entreprises de la branche des médias à participer à la mise en place et au financement du programme national sur la protection des jeunes face aux médias.

Trois partenaires importants et engagés sont montés à bord de ce processus. L’Office fédéral des assurances sociales OFAS développera avec eux le programme au cours des cinq prochaines années, il s’agit de :

- La Swiss Interactive Entertainment Association SIEA qui assure la mise en place du système de classification des jeux électroniques par âge selon la norme européenne PEGI

- Swisscom qui s’engage depuis des années avec différentes initiatives, notamment avec les écoles, pour développer les compétences médias et protéger les jeunes.

La SIEA et Swisscom ont apporté une contribution essentielle à la mise sur pied de cette journée de la compétence médias ici à Fribourg et en cinq endroits de Suisse.

- Enfin il y a quelques jours la Jacobs Foundation est venue rejoindre les rangs des partenaires soutenant à l’avenir des programmes ciblés.

J’aimerais, au nom du Conseil fédéral, remercier chaleureusement ces partenaires pour leur engagement responsable exemplaire. La porte est encore ouverte pour de nouveaux partenariats dans un esprit de responsabilité à l’égard de la société, une responsabilité qui est toujours le terreau dans lequel se développe la plus belle des fleurs : la liberté.


Meine Damen und Herren,

Was die Förderung von Medienkompetenzen und die Sensibilisierung vor Gefahren anbelangt, beginnen wir  jedoch nicht bei null an. Zahlreiche Angebote – das belegt die heutige Ausstellung und die Beiträge in den Fachforen eindrucksvoll – bestehen bereits. Ich danke und gratuliere allen Organisationen, die hier anwesend sind und ihre Projekte zeigen.

Der Bund hat sich mit dem Programm Jugend und Medien zur Aufgabe gesetzt das Bestehende zu bündeln, sichtbar zu machen, weiterzuentwickeln und zur Qualitätssicherung beizutragen.

Der Jugendmedienschutz ist sehr vielschichtig und beinhaltet viele Facetten. Die Förderung der Vernetzung und fachlichen Zusammenarbeit aller beteiligten Akteure ist eine wichtige Zielsetzung des Programms Jugend und Medien. Hierzu wollen wir heute mit dem Tag der Medienkompetenz Gelegenheit bieten.

L’éducation est la clé ; l’éducation que l’on donne, avec cœur et conviction aux enfants, pour qu’ils la transportent avec eux, toute leur vie. Même nationale, une journée paraît bien peu de chose par rapport à toute la vie ; mais une telle journée peut aussi changer la vie… Merci de la vivre avec nous.

* BRB vom 10. Juni 2011, Nationales Programm Jugendmedienschutz und Medienkompetenzen
** Le vidéoclip sera montré juste avant l’allocution de CFDB. Il peut être visionné ici : https://www.klicksafe.de/ueber-klicksafe/downloads/klicksafe-werbespots/download_wo-ist-klaus.html 

 

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