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Communiqué de pressePublié le 6 août 2026

« Lex Netflix » : les investissements dans la création cinématographique suisse ont augmenté de 25 % en 2025

Berne, 06.08.2026 — Depuis le 1er janvier 2024, les entreprises proposant des services de télévision et de vidéo à la demande sont soumises à l’obligation d’investir inscrite dans la loi sur le cinéma. Elles doivent investir dans la création cinématographique suisse au moins 4 % de leur revenu brut annuel réalisé en Suisse. L’analyse effectuée par l’Office fédéral de la culture (OFC) concernant 2025 montre que ces investissements ont augmenté de 25 % par rapport à l’année précédente.

Actuellement, 22 entreprises sont soumises à l’obligation d’investir. Elles ont réalisé un revenu déterminant de 817 millions de francs au total en 2025. Il en résulte une obligation d’investissement de 33 millions de francs. En 2025, les entreprises ont investi au total 19,9 millions de francs dans la création cinématographique suisse. Elles engagent ces moyens directement dans des projets de films et de séries, indépendamment de l’encouragement fédéral du cinéma.

Au total, 12 millions de francs ont été investis dans la production et l’acquisition d’œuvres suisses, dont 7,4 millions pour des séries et 4,6 millions pour des longs-métrages de cinéma, principalement des fictions. 6,3 millions de francs ont été consacrés à des projets de Suisse romande et 5,7 millions de francs à des projets de Suisse alémanique.

Par ailleurs, 7,9 millions de francs ont été affectés à des mesures qui peuvent aussi être prises en compte dans l’obligation d’investissement selon la loi sur le cinéma. Ces fonds ont notamment servi à la promotion de films, au soutien de festivals de cinéma pour renforcer la culture cinématographique ainsi qu’au versement de droits d’auteur aux sociétés de gestion collective.

Les entreprises ont la possibilité de reporter leurs investissements jusqu’à fin 2027. Elles devront avoir rempli leurs engagements dans ce délai. Si cette tendance à la hausse des investissements se confirme, l’objectif d’investissement devrait être rempli d’ici là. Les moyens qui n’auront pas été investis à l’expiration du délai devront être versés à l’OFC à titre de taxe de remplacement. Ces moyens pourront notamment être utilisés pour des projets qui ne peuvent pas être soutenus actuellement par l’OFC, ou que partiellement. Ils permettront par exemple de financer de grandes séries suisses ou des mesures destinées à soutenir la relève du cinéma suisse.